Face aux problèmes de trafic de drogue de rue et de consommation des stupéfiants dans l’espace public, Lausanne, Vevey et Yverdon-les-Bains ont enfin décidé de secouer le cocotier. Ils demandent urgemment au Conseil d’Etat la tenue d’assises cantonales de la chaîne pénale et de la santé publique. La Municipalité de Vevey semble enfin avoir pris conscience de la gravité d’une situation dénoncée depuis déjà quatre ans par Vevey Libre notamment.
Les trois communes ont annoncé «qu’elles s’unissaient pour alerter le Conseil d’Etat sur la situation dégradée en termes de sécurité et de santé publique causée par la forte augmentation de deal de produits stupéfiants et la consommation de crack dans l’espace public».
Elles se disent convaincues «que la situation actuelle est à bien des égards hors de contrôle et appellent à une action résolue et coordonnée du canton et des communes, impliquant l’ensemble des acteurs de la chaîne pénale et de la santé.»
Elles écrivent que «la situation actuelle pose de sérieuses difficultés de partage de l’espace public. Les populations des quartiers concernés se sentent de plus en plus
régulièrement en insécurité et ressentent à juste titre un sentiment d’abandon et d’impunité face à la multiplication dans les rues d’actes illicites non poursuivis. Les répercussions en
termes de propreté de l’espace public (présence de seringues, déchets, toilettes publiques inutilisables, etc.) sont également importantes».
La lettre des Municipalités sur ce lien: https://www.lausanne.ch/apps/actualites/Next/serve.php?id=15525
Enfin, est-on tenté de dire. Il en aura fallu du temps pour admettre la gravité de la situation. La Municipalité de Vevey a tantôt minimisé la situation, parlé de vivre-ensemble avec ce qu’ils considèrent comme des pauvres bougres, tantôt dit qu’elle ne pouvait rien faire face à une problématique aux sources cantonales et nationales. Vevey Libre est d’ailleurs intervenu plusieurs fois à ce sujet.
Voici ce que demandait Nicolas Bonjour il y a quatre ans :
Pourquoi Vevey est-elle devenue une plaque tournante de la drogue dans le canton ? D’où viennent ces trafiquants ? S’agit-il d’un transfert d’une autre ville qui s’expliquerait par une action de répression moins forte, voire laxiste à Vevey?
Quelles mesures la Municipalité de Vevey et ASR comptent-ils prendre pour résoudre ce problème rapidement ?
Conscient de la problématique sociale et des conditions précaires des trafiquants, qu’est-ce que la commune peut s’engager à faire pour, ne pas simplement reporter le problème ailleurs ?
Sur ces liens, quelques-unes de nos interventions :
https://vevey-libre.ch/2023/12/07/lutte-contre-le-trafic-de-drogue-a-vevey-on-ne-voit-toujours-rien-venir/
https://vevey-libre.ch/2023/09/14/trafic-de-rue-a-vevey-que-font-la-police-et-les-autorites/
https://vevey-libre.ch/2023/03/22/la-municipalite-prend-une-volee-de-bois-vert-pour-sa-communication-au-sujet-de-la-lutte-contre-le-trafic-de-drogue/
