21 juin 2024
Le kosque du Bois d'Amour devrait être transformé en café-restaurant.

Le kiosque du Bois d’Amour devrait devenir un café-restaurant

Le bâtiment du Poids du Foin, mieux connu comme kiosque du Bois d’Amour devrait faire l’objet d’une cure de jouvence en cas de feu vert du Conseil communal. La ville souhaite en effet depuis de nombreuses années le transformer en café-restaurant qui comprendrait environ 30 places à l’intérieur et 60 places en terrasse. La Municipalité demande en ce sens un crédit de 2,25 millions pour réaliser ce projet. L’avantage de ce projet et triple : il permet de revaloriser un objet emblématique du patrimoine veveysan, de pouvoir amortir l’investissement consenti pour le restaurant dans le pire des cas d’ici 15 ans et enfin de réaliser une bâtiment exemplaire sur le plan énergétique.

Image de synthèse du futur Café-Restaurant du Bois d’Amour

Des aménagements qui rappellent le passé

Le choix architectural consiste à ressusciter les grandes arches cochères qui permettaient au 19ème siècle aux chars à foin de traverser l’édicule pour la pesée. Elles seront vitrées et donneront accès à la terrasse. Une restauration qui rappellera l’époque où les charrettes traversaient le bâtiment pour peser leur foin. «Je me réjouis que ce pavillon se transforme et revienne à quelque chose de plus ouvert, aéré, plus fidèle à ce qu’il était par le passé, puisqu’il a été fermé en 1930», a expliqué au quotidien 24 Heures Pascal Molliat, municipal (Mouvement/Parti Vevey Libre) en charge des bâtiments.

Un café durable ouvert au monde culturel

Il y a sept mois, la Municipalité avait lancé un appel d’offre pour son exploitation. C’est le projet « Le Café du Bois d’Amour » de Valentine Forster et Mathieu Rohrer qui a été retenu par la Municipalité en raison de l’accent mis sur la durabilité ainsi que les passerelles prévues avec le monde de la culture. L’établissement s’étend sur 137 m2 répartis sur deux niveaux. Le rez du bâtiment actuel sera occupé par le restaurant auquel s’ajoute une extension au nord-est nécessaire pour y installer la cuisine, un WC pour personnes à mobilité réduite ainsi que la rampe d’accès au sous-sol qui accueillera les WC publics, des locaux techniques et la sous-station électrique de Romande Energie.

Exemplaire sur le plan énergétique

Au niveau énergétique, la classe de l’enveloppe du bâtiment sera de note B contre la note G aujourd’hui, ce qui reste remarquable pour un bâtiment à forte contrainte patrimoniale. Une pompe à chaleur air-eau fournira la chaleur nécessaire pour chauffer les locaux. Elle permettra également de chauffer l’air pulsé par l’installation de ventilation de cuisine et de chauffer l’eau chaude sanitaire nécessaire à l’exploitation (avec la contribution de la chaleur produite par les compresseurs des chambres froides).  Sur la toiture seront installés des tuiles solaires qui couvriront 30% des besoins totaux du bâtiment en électricité. De plus, la construction limitera au maximum l’usage du béton vu que les murs sont prévus en pisé. Un accent particulier a été mis sur l’usage de matériaux durables et de provenance locale pour l’ensemble de l’intervention.

Projet retardé par le locataire

Cela fait plusieurs années que la ville souhaite transformer en bistrot ce site sous-utilisé. Le locataire du kiosque a malheureusement retardé le processus en s’opposant à la résiliation de son bail. Le Tribunal des baux avait alors estimé que les intentions de la Municipalité de rénover le site ne suffisaient pas à résilier le bail qui s’est vu prolongé pour plusieurs années en attendant que le projet devienne concret.

Témoin de l’histoire

Erigé en 1837 au nord de la place du Marché veveysanne, le bâtiment du Poids du Foin est un témoin historique des activités commerciales entretenues au cœur de la ville par les paysans et les marchands au 19e siècle. Dédié initialement au pesage des chars à foin par un poids à bascule, cet édifice a été transformé en kiosque en 1930.

Le coût de l’opération

Le coût de l’opération est estimé à 2,25 millions, dont 1,1 million pour la seule restauration du monument, 550’000 francs pour le restaurant, 200’000 francs pour les toilettes publiques et 400’000 francs pour la reconstruction de la sous-station électrique. Si le Conseil communal donne son feu vert en mars, les travaux pourront commencer en mai et se terminer un an plus tard.

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