15 janvier 2021

L’avenir du futur collège de Copet inquiète Vevey Libre

Vevey 07 septembre 2013. Avenue des Crosets.  Ateliers participatifs pour le futur collège à Gilamont, gros projet de la ville de Vevey.   Le collège se trouvera au fond du terrain de sport, vers les gabarits. Les surfaces délimitée par des protections jaune et rouge sont les endroits ou l'on a effectué des sondage du terrain. 24HEURES/GÉRALD BOSSHARD
Vevey 07 septembre 2013. 24HEURES/GÉRALD BOSSHARD

Suspendu à une décision de justice, l’avenir du futur collège de Copet suscite l’inquiétude du groupe Vevey Libre: deux recours déposés à l’automne 2014 auprès du Tribunal cantonal par des riverains n’ont toujours pas été tranchés. Le Conseiller communal Vevey Libre Stéphane Molliat demande en substance si la Municipalité a prévu un plan B et si le projet est susceptible d’être redimensionné compte tenu de l’évolution des effectifs scolaires. Voici le texte de son interpellation auquel la Municipalité répondra ultérieurement. L’enjeu est considérable pour la ville de Vevey, les écoliers et bien sûr l’Etat de Vaud qui a la responsabilité de la scolarisation.

Cette interpellation concerne le futur collège de Vevey qui sera construit sur le terrain de Copet 3. Nous devrions plutôt dire « qui devrait être… » tant la situation actuelle paraît confuse.

A ce propos, un petit rappel des oppositions en cours se révèle nécessaire. Nous sommes, en effet, dans l’attente d’une décision de la Cour de droit administratif et public du canton de Vaud (CDAP) sur deux points principaux :

  • Un recours sur l’autorisation préalable d’implantation déposé en le 21.8.2014
  • Un recours sur le permis de construire de décembre 2014 déposé le 2.2.2015

Les arguments des opposants s’appuient sur deux éléments principaux, à savoir :

le danger de crue de la Veveyse et la procédure simplifiée qui a été choisie par le service de l’Urbanisme à la place d’un PPA.

Il est en outre à noter qu’ils s’appuient également sur le fait que le PGA de Vevey est l’un des plus vieux de Suisse et n’est donc pas adapté à cette situation selon eux.

Il est clair que ces arguments fleurent bon la défense des intérêts privés et sont des arguments alibis. Surtout le danger de crue ; il faut savoir que la zone des terrains de Copet est considérée par le Canton comme présentant un danger faible de risque d’inondation, malgré un rapport controversé fourni par les opposants.

C’est toute la beauté de notre système d’opposition et de recours. Et comme la machine judiciaire ne s’accroche qu’aux points strictement juridiques, l’intérêt public n’a pas de poids prépondérant. En l’occurrence, on peut s’attendre à ce que la capacité de nuisance des opposants ait un poids considérable. Pour rappel, le musée Chaplin, qui vient d’ouvrir à Corsier, a perdu 3 ans à cause d’une opposition d’un riverain qui a maintenant déménagé !

VARIANTES D’EVOLUTION PROBABLES

1- Les recours sont admis sur les deux points par la CDAP

  • Au minimum, mise en place de la procédure d’un PPA par la Commune, ce qui se révélerait long et qui ferait sans aucun doute l’objet de nouvelles oppositions.

2- Les recours ne sont pas admis sur les deux points par la CDAP

  • Un recours des opposants au Tribunal fédéral n’est pas exclu, ce qui entraînerait un nouveau délai d’attente.

Ce dossier est complexe et touffu. L’arrêt de la Cour cantonale pourrait bien dépasser les 50 pages selon les avis autorisés. Il y a donc clairement un aspect aléatoire dans sa conclusion qu’il serait naïf de sous-estimer et qui rend très incertain l’avenir de ce collège que l’on souhaitait inaugurer en janvier 2017. Force est de constater que le premier coup de pioche est loin d’être prévisible.

Cette situation nous amène aux questions suivantes :

  • La Municipalité pense t-elle que l’état de fait expliqué plus haut pourrait se transformer en situation critique pour l’avenir de la planification scolaire de la ville ?
  • Au vu des délais qui pourraient bien être nettement plus longs que prévu pour cette construction, la Municipalité a-t-elle pensé à étudier un plan B ?
  • Toujours au vu de ces délais, la Municipalité pourrait-elle envisager de modifier le projet initial en fonction de l’évolution des effectifs scolaires par rapport à ceux pris en compte lors de l’élaboration dudit projet ?
  • Et de façon plus générale, comment la Municipalité pense-t-elle gérer ce dossier en cas d’impossibilité d’implantation d’un collège dans ce lieu ?

http://www.24heures.ch/vaud-regions/riviera-chablais/incertitude-futur-college-vevey-inquiete/story/18802268

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