Doret bis repetita: censure à Police Riviera et agents de protection fantômes!

Après la mise hors d’usage de toilettes publiques avec des explosifs, Police Riviera a “censuré” cet été une de ses interventions. Dans une interpellation commune, Jacques Décosterd (PLR) et Jérôme Christen (Vevey Libre) se demandent pour quelle raison et s’interrogent sur la mise en application des mesures annoncées par la Municipalité pour limiter des nuisances nocturnes devenues insupportables pour les habitants riverains du Jardin Doret.

Chaque semaine Police Riviera envoie aux médias et aux communes de la région un aperçu des leurs interventions sous l’appellation «Police Riviera Info 117». Celui du mercredi couvrant la semaine du 22 au 28 juillet dernier mentionnait notamment des événements d’importance comme un chat errant amené au poste par une dame ainsi qu’un moteur de machine de chantier qui n’avait pas été éteint.

Aucune allusion n’est par contre faite à la déflagration qui s’est produite dans les WC publics du jardin Doret dans la nuit du 26 au 27 juillet et encore moins, selon le quotidien 20 minutes, à l’intervention de la patrouille qui a suivi les nombreux appels téléphoniques des habitants du quartier.
Cette explosion due semble-t-il à un gros pétard a pourtant fait d’importants dégâts aux WC rendus de la sorte inutilisables. Selon le premier lieutenant Stephan Gattone, interrogé par le journaliste, il y a eu effectivement une intervention, des dommages à la propriété ont été constatés mais, déclare-t-il, «nous n’avons pas jugé bon de l’indiquer, c’est un non-événement».

Dans le contexte d’incivilités régulières au Jardin Doret et de plaintes répétées d’habitants ulcérés qui ont donné lieu à une interpellation développée lors de la séance de ce Conseil du 5 mai 2013, on est pour le moins «soufflé» d’entendre parler d’un «non-événement» au sujet d’un acte de vandalisme qui met des toilettes publiques hors d’usage.

La Municipalité avait fait savoir dans sa réponse du 20 juin dernier à l’interpellation précitée qu’elle avait décidé d’engager des agents Protectas pour patrouiller dans ce parc le soir et la nuit durant l’été pour améliorer la situation, et cela à titre d’essai, par beau temps et en cas de forte affluence. Ces agents pourraient dénoncer les problèmes rencontrés auprès de Police Riviera.

Selon 20 minutes, le syndic a encore confirmé en août que ces rondes étaient effectives. Or, toujours selon le journaliste, Police Riviera a affirmé qu’il n’en était rien, ce que confirment également une partie des habitants. On peut donc se demander s’il n’y a pas encore là un problème de communication.

Quelques quatre à cinq familles se sont finalement résolues à déménager et à quitter ce quartier dans lequel les heures de sommeil estivales étaient réduites à une portion congrue. C’est fâcheux!

En conséquence, les questions suivantes sont adressées à la Municipalité:

1. La Municipalité a-t-elle donné des directives à Police Riviera pour faire de l’auto-censure où doit-on suggérer à Police Riviera de faire un cours de hiérarchisation de l’information pour faire la différence entre une explosion, un chat errant et une machine de chantier restée allumée ?
2. La Municipalité peut-elle nous dire si oui ou non des agents Protectas ont été engagés pour patrouiller la nuit? Si oui, quel bilan est-il tiré de ces opérations ? Si tel n’est pas le cas, pour quelles raisons ?
3. La Municipalité peut-elle nous dire qui du syndic ou de Police Riviera dit la vérité?
4. Les autres mesures annoncées dans la réponse à l’interpellation ont-elles été réellement prises (campagne de prévention, système d’éclairage avec détecteur automatique, éventuel engagement de « chuteurs »)? Si oui, quel bilan est-il tiré de ces mesures? Si non, pour quelles raisons ?
5. Compte tenu de l’expérience de cet été, la Municipalité entend-elle prendre avec détermination des mesures concrètes l’an prochain pour prévenir de telles situations ?

Jacques Décosterd et Jérôme Christen

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