28 novembre 2020

Pour Vevey Libre, la Municipalité doit prendre des mesures en faveur des petits commerces!

Les petits commerces souffrent de plus en plus, soumis à la concurrence des grandes surfaces et du commerce en ligne. S’ajoute à cela des loyers très élevés pour des locaux commerciaux au centre-ville. Vevey Libre, par la voix de la conseillère communale Nancy Bader, avait interpellé la Municipalité sur ce que faisait la Municipalité pour les soutenir. La réponse est pour le moins décevante. Mme Bader n’étant plus conseillère communale, c’est Sarah Dohr qui a pris le relais de ce dossier, d’autant plus d’actualité avec la crise pandémique que nous traversons et qui met à mal des commerces déjà bien fragiles. Curieusement, le municipal Etienne Rivier n’a pas jugé bon réagir jeudi soir aux interrogations de Sarah Dohr. Voici son intervention.

La Municipalité fait curieusement état des propositions qui n’ont pas été demandé par l’interpellatrice Nancy Bader. En plus de la question du parcage, elle fait état d’une proposition d’extension des heures d’ouverture des magasins que nous avons refusé en novembre dernier. Il est pour le moins paradoxal que la Municipalité mette en avant cette proposition pour faire état de son soutien aux petits commerçants alors qu’une telle mesure profiterait exclusivement aux grandes surfaces au précisément au détriment des petits commerçants.

Les problèmes soulevés par l’interpellation et les questions posées étaient clairs et précis, mais la Municipalité y répond de manière très floue et superficielle.

Nous ne comprenons pas très bien les tergiversations de la réponse à la Municipalité au sujet d’un délégué à l’économie et au tourisme. Vu que les réponses de la Municipalité de cette interpellation sont arrivées déjà il y a plusieurs mois, j’ai tout de même cette question maintenant, est-ce que cette personne est engagée ?

La Municipalité se montre inactive face à la mise en pratique de recommandations faites dans le cadre de l’étude « COMMERCE & GESTION DE VILLE » réalisée en 2008 par Gestion Cité et nous ne comprenons pas très bien pourquoi ?

Nous payons des études, mais nous ne nous donnons pas les moyens de mettre en application les recommandations par des mesures concrètes.

Nous peinons à comprendre pourquoi la Municipalité ne tente pas d’agir face à la problématique des vitrines vides sous prétexte que les propriétaires sont privés. D’autres villes agissement dans ce domaine alors que les propriétaires y sont aussi des privés. Nous avons cité les cas de Fribourg, voir Delémont qui s’est vu attribuer le prix Rue de l’avenir 2018. La Municipalité ne nous donne aucun renseignement à ce sujet, alors qu’elle pourrait s’inspirer de ceux qui ont déjà essuyé les plâtres. La Municipalité s’est-elle au moins renseignée sur ce qui s’y fait ?

Nous peinons à comprendre pourquoi la Municipalité n’envisage de donner suite à l’étude gestion Cité que 12 ans après son aboutissement.

Pour finir, on salue tout de même les conclusions que tire la Municipalité de la conférence organisée par la direction de l’Urbanisme sur le commerce de proximité et ce qu’elle prévoit dans le cadre de la révision du plan général d’affectation. Nous espérons que des mesures évoquées seront prise au plus vite possible tout particulièrement les éventements récents qui ont tendance à aggraver les vitrines vides.

Relevons encore qu’à l’issue de cette déclaration, le PLR Patrick Bertschy a déposé au nom de son groupe une résolution demandant à la Municipalité d’organiser des assises du commerce veveysan, proposition qui a été largement adoptée avec le soutien des élus Vevey Libre.

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