Un Café littéraire sans littérature

Interpellation de Pascal Nicollier déposée au Conseil communal de Vevey le 4 septembre 2008 avec le soutien du Groupe Vevey Libre

Une communication C 27/2005 du 27 octobre 2005 nous informe que la Municipalité a arrêté son choix sur deux gérantes pour l’exploitation du tout nouveau Café littéraire situé au Quai Perdonnet. Des avantages économiques sont accordés aux deux femmes disposant de formations attestées par des diplômes laissant penser qu’une interface intéressante sera mise sur pied avec la bibliothèque adjacente. Les clients sont censés trouver au café “une information complète et à jour sur l’offre culturelle de la ville” en plus de bénéficier des orientations de l’établissement “vers la littérature”.

Quelques mois plus tard, en juin 2006, une communication C 21/2006 nous informe que les deux candidates renoncent et qu’un autre exploitant “professionnel dans la restauration” prend le relais. A sa demande, plusieurs travaux sont entrepris pour augmenter la capacité de restauration de l’établissement qui nécessitent une enquête supplémentaire et une nouvelle dépense de CHF 120’000.-. La communication municipale précise que le nouveau gérant est prêt à participer à ces frais nouveaux par une augmentation de son loyer, à convenir avec la Direction des finances.

Au printemps 2007, le Conseil communal approuve le transfert de la bibliothèque au Quai Perdonnet. La commune repasse à la caisse à raison de CHF 88’000.- pour financer la terrasse, des infrastructures de rangement ainsi que des aménagements intérieurs spécifiques “pour permettre l’organisation d’expositions et de manifestations particulières, en relation directe avec les activités de la bibliothèque-médiathèque”.

Dans les faits, le rapport de gestion 2007 mentionne qu’il y a eu quatre expositions au Café littéraire. Il s’est agi d’oeuvre accrochées sur des murs du café ainsi que dans la bibliothèque. S’agissant du loyer, le préavis 10/2007 nous informe que le gérant devait payer un loyer annuel de CHF 25’800.-, charges comprises, soit CHF 2’150.- de loyer net par mois. Les comptes 2007 laissent apparaître un revenu locatif annuel de CHF 15’600.-, soit CHF 1’300.- de loyer par mois pour le Café.

D’où les questions suivantes adressées à la Municipalité:

  1. Quelles sont les prestations mises en place par le Café littéraire dans le domaine de la littérature?
  2. Quel est le loyer mensuel effectivement payé par le gérant du Café littéraire depuis son ouverture?
  3. Et quelle est sa participation de loyer aux frais découlant des travaux de 2006?

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