La Municipalité de Vevey enfreint le règlement sur les heures d’ouverture des magasins au moins de décembre avec la complicité du syndicat Unia. Le sondage de ce dernier auprès de ses membres est biaisé: « il a été effectué sur la base d’une fausse information » a découvert le conseiller communal Jérôme Christen. Il estime qu’il n’a donc aucune valeur.

Le cadre voté par le Conseil communal prévoit deux ouvertures nocturnes jusqu’à au maximum 22h. Ces deux ouvertures nocturnes doivent être séparées par trois jours au minimum ou un week-end.
Or la Municipalité a accordé non pas deux mais quatre ouvertures nocturnes des magasins, lesquelles s’ajoutent aux prolongations du vendredi. Il y en aura une dans la semaine du 12 au 17 décembre et les trois autres dans la semaine du 19 au 24 décembre. Certes ces ouvertures nocturnes seront plus courtes que ne le prévoit le règlement, soit jusqu’à 20h au lieu de 22h.
« Ce n’est non seulement pas conforme au règlement voté par notre Conseil communal, mais c’est totalement excessif » a regretté le conseiller communal Vevey Libre Jérôme Christen lors de la dernière séance du Conseil communal interrogeant la Municipalité sur sa position.
Cette dernière a expliqué que les partenaires sociaux s’étaient mis d’accord après que le syndicat Unia a consulté ses membres. Elle a ajouté que cette formule était plus favorable au personnel.
Mauvaise information, sondage biaisé
Le problème, c’est que ce sondage a été fait une mauvaise information. Le questionnaire demande si les employées et employés préfèrent quatre nocturnes de 18h à 20h plutôt que 3 nocturnes jusqu’à 22h. La question est biaisée, puisque dans les faits, le règlement n’autorise pas 3 nocturnes, mais deux.
Pour Jérôme Christen, « Dans ce contexte, cette consultation n’a aucune valeur. Sans compter que ces nocturnes ne semblent être souhaitées que par Manor qui a une influence non négligeable sur les prises de position de la SIC.»
La Coop a d’ailleurs renoncé aux trois nocturnes supplémentaires de la semaine précédant Noël considérant que le mois de décembre est déjà assez chargé pour le personnel et qu’il faut tenir compte de la crise énergétique.
« Dans tous les cas, estime Jérôme Christen, notre règlement devrait être respecté, d’autant plus que la limitation des ouvertures des magasins n’est pas qu’une question syndicale. Des horaires plus larges devraient, comme le prévoit notre règlement, rester le privilège des petits commerces qui emploient du personnel familial. C’est un maigre avantage qu’il convient de leur réserver.»

