La population veveysanne votera sur le projet de vidéosurveillance dans le secteur de la gare pour un montant de 800’000 francs. Le projet a été adopté par environ deux tiers du Conseil communal. Sur le fond de la question, les élus Vevey Libre sont partagés en parts égales, mais le groupe à très majoritairement voté en faveur du projet dans le but qu’il puisse être soumis au verdict populaire, ce qu’un refus du projet n’aurait pas permis.
Avec le PLR, l’UDC, Le Centre – Les Vert’libéraux et le PS, les élus Vevey Libre ont voté oui au crédit alors que les Verts étaient plus divisés. Décroissance Alternatives et En Avant Vevey s’y sont opposés. Une proposition des Verts d’inscrire au budget un montant de 300’000 francs pour renforcer la présence policière a été refusée.
Au nom du groupe Vevey Libre, le conseiller Roger Pieren qui a relevé le fait « que la situation ne fait que s’aggraver malgré les (trop faibles) mesures prises à ce jour, la situation est en déliquescence. Sur un objet de cette importance, Vevey Libre est convaincu de la nécessité de prendre l’avis des citoyens.»
Jérôme Christen estime de son coté que ces installations sont un leurre, dans la mesure où les images ne pourront être visualisée qu’en cas d’ouverture d’une enquête dans un délai de 7 jours. «Confrontés à un terrible sentiment d’impuissance, face à la pression populaire, vous vous dites qu’il faut absolument montrer que nous faisons ou tentons quelque chose. Même si ça ne marche pas nous aurons au moins essayé…. Mais pouvons-nous dépenser une somme pareille juste pour nous donner bonne conscience?» s’est-il interrogé, concluant au refus du crédit.
Sarah Dohr a elle évoqué le cas de Londres qui s’est largement doté de caméras de surveillance, mesures qui ont porté leurs fruits. « Certes, le trafic se déplace, mais la délinquance a diminué», a-t-elle souligné. Pour elle, le fait que Vevey prenne des mesures encouragera l’Etat de Vaud a faire sa part et à se manifester aussi auprès de la Confédération pour qu’il agisse de son coté, « car le trafic de drogue est du fait de la mafia et c’est la police fédérale qui doit s’en occuper. Les mesures que nous propose la Municipalité sont des leviers qui permettront de faire boule de neige. »



