La Municipalité devra intervenir auprès de sécurité Riviera et des autorités cantonales afin que des mesures soient prises pour « diminuer, voire éradiquer le trafic de drogue autour de la gare» qui prend une ampleur insupportable. Le postulat de l’élue PLR Anna Iamartino a été accepté jeudi par 37 oui, 25 non et 15 absentions. La droite, le centre et les Libres ont accepté de transmettre ce texte à la Municipalité. La gauche radicale l’a refusé, alors que la gauche modérée s’est abstenue. Malgré leurs doutes sur l’utilité de la pose de caméras, les élus Vevey Libre ont estimé qu’il fallait envoyer un message fort et encourager la Municipalité à taper du poing sur la table face à la passivité des autorités cantonales.
UNE RÉACTION RAPIDE S’IMPOSE
Sarah Dohr, présidente de notre groupe, a expliqué que Vevey Libre a observé ce qu’il se passe dans le secteur de la Gare : «Nous n’avons pas vu de baston, d’agression verbale ou quoi que ce soit de violent. La gare de Vevey n’a pas une gare dangereuse, mais certaines journées, il y a plus d’une quinzaine de trafiquants qui guettent des clients potentiels. Il est très important que la Municipalité, avec la police régionale et les services sociaux, réagissent maintenant, rapidement. Le ras-le-bol est manifeste et nous devons en aucun cas minimiser ce fléau qu’est la drogue.» Sarah Dohr a suggéré à la Municipalité de se plonger dans rapport de l’UNIL qui compare les approches développées dans trois villes suisses (Lausanne, Berne et Zürich) en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants dans la rue. Elle s’est aussi étonnée que les autorités cantonale ne s’en soit pas inspiré jusqu’ici.
OCCUPER L’ESPACE PUBLIC!
« Plutôt que la pose de caméras, qui ne fera que déplacer le problème comme on la vu à Genève où le trafic s’est déplacé de la Gare au Pâquis, puis du Pâquis dans la cour d’école de ce quartier», le conseiller communal Vevey Libre Mickael Bertschy a proposé « que l’on occupe l’espace public différemment: que ce soit avec des agents de sécurité publique, avec des manifestations ou des animations comme c’est le cas avec le stand du Festival Images qui dissuade aussi ce genre de comportement.»
ENVOYER UN SIGNAL FORT!
Pour conclure du coté des Libres, Jérôme Christen, vice-président du groupe a relevé «que le pouvoir de la Municipalité était très restreint, que les moyens d’actions de Police Riviera étaient limités, puisque les questions de drogue sont du ressort de la police de sûreté cantonale». Il a ajouté que « les politiques de prohibitions ont toujours échoué, car là où il y a une demande, il y a toujours une offre.
Soit on l’admet et on se donne les moyens d’exercer une pression forte (actions de police, si nécessaire vidéosurveillance, places de détention). Mais est-on prêt à payer la facture?
Soit, il faut légaliser. Mais ce n’est pas de notre compétence… Nous n’avons donc pas d’autre issue que de donner des impulsions, de soutenir la Municipalité dans ses démarches, d’envoyer un signal fort aux autorités cantonales en acceptant ce postulat.»





btbz73