CULTURE MUSICALE : La ville de Vevey est-elle sélective en matière de soutien à ses promoteurs de la vie culturelle musicale ?

Question posée par Vevey Libre à travers son président de groupe, Jérôme Christen, après les résiliations en chaînes des contrats de bail à loyer par la Municipalité au Panorama.

Quel avenir pour le Local, la Kavazic et le PAAF ? Ce sont notamment eux qui organisent le Festival Local (gratuit) dont la prochaine édition aura lieu en juin. Les organisateurs font un travail formidable! Il s’agit de trois sociétés locales qui permettent à des jeunes de se retrouver autour d’une passion commune: la musique.

Jérôme Christen a développé jeudi 28 mars 2013 au Conseil communal une interpellation relative à l’avenir de ces associations qui vont devoir quitter leurs locaux du Panorama (voir texte intégral ci-après) qui est la suivante :
La ville de Vevey est-elle sélective en matière de soutien à ses sociétés locales ?
Voilà déjà quelques années que des jeunes organisent des activités d’expression, principalement musicales, dans des locaux sis au Panorama 28 et 30. « Le Local » – c’est son nom – est l’émanation d’un satellite de l’ex-Toit du Monde – dans le Quartier Midi-Coindet – dans lequel son principal animateur avait déjà des locaux.
Deux associations le composent : la Kavazic et le PAAF. Dans sa réponse, fort complète et bien documentée à l’interpellation Pascal Molliat du 22 septembre 2011, la Municipalité explique d’ailleurs que « dès son installation, Le Local a eu pour ambition d’être un lieu fédérateur de plusieurs activités artistiques. L’association homonyme a donc géré la maison du Panorama 30 comme un centre pouvant accueillir des créateurs dans le domaine de la peinture, des arts plastiques et de la musique. Elle entreprit seule des travaux de réaménagement dans les locaux extrêmement vétustes qui lui étaient mis à disposition, afin de créer des ateliers d’artistes et de gérer au mieux l’espace disponible. (…) Les autorités veveysannes ont vu cette activité d’un très bon oeil, car elles étaient souvent sollicitées par des groupes de jeunes qui désiraient trouver des lieux de répétition. La «Kavazik» permit ainsi à une dizaine de groupes de musiciens veveysans de travailler de manière sérieuse, en plus des locaux déjà mis à disposition dans le quartier de Gilamont et gérés par l’association de la Ferme Menthée (AFM). »
Lors de ses différents contacts avec les représentants des associations, la Municipalité a mis l’accent sur cette nécessité pour elles de bien structurer leurs activités et a établi des conventions pour mieux régler les liens entre les associations Kavazik, PAAF et la commune dès lors que leur activité a provoqué des nuisances sonores et engendré débordements suscitant la colère du voisinage. On ne peut que saluer la volonté de la Municipalité d’avoir jusqu’ici toujours cherché à trouver des solutions permettant de défendre les intérêts de chacun.
Aujourd’hui, la Municipalité entend démolir ces locaux sis derrière le Swissmedia Center pour y accueillir un nouveau bâtiment destiné aux activités de l’Oeuvre suisse d’entraide ouvrière, qui ont un intérêt public que l’interpellateur ne conteste pas. Toutefois, ce lieu emblématique de la culture « alternative » est menacé dans son existence alors qu’il joue un rôle social incontestable, contribuant à éviter que certains jeunes tombent dans le désoeuvrement.
L’approche de la Municipalité de ce dossier ces dernières semaines laisse apparaître qu’elle ne cherche pas véritablement à trouver une solution de rechange. Elle donne même l’impression qu’elle cherche plutôt à se débarrasser du problème. Les locataires de ces lieux ont reçu récemment une résiliation de bail sans avoir la moindre perspective à ce jour de relocalisation de leurs activités culturelles à l’exception d’un artiste peintre.

La solution du stand de tir de Gilamont a été rapidement abandonnée, comme celle du passage souterrain Saint-Antoine comme l’a confirmé le quotidien 24 heures. Motif : les travaux d’aménagement ont été chiffrés à 250’000 francs, un montant qui laisse penser que la Municipalité a prévu un aménagement dont le coût est plus proche d’une galerie marchande de luxe que d’un centre culturel alternatif. Pourtant ce lieu paraissait idéal, dans la mesure où il n’est guère fréquenté et à une bonne distance des habitations les plus proches.

Il est pourtant souhaitable qu’une solution soit trouvée pour permettre à ces activités de se poursuivre dans un lieu adapté. Elles présentent un intérêt public pour notre ville au même titre que d’autres activités culturelles et associatives. Il s’agit de 140 concerts, 40 jam session et 24 soirées D’J. Elles permettent à des jeunes de se retrouver dans un endroit où ils sont acceptés, de se constituer un « réseau social » plutôt que de traîner dans les rues. Certains y trouvent un formidable moyen d’expression ou/et un moyen de faire des rencontres, d’y lier amitié. C’est un espace d’entraînement pour des musiciens qui ensuite vont pouvoir se produire ailleurs. Je me permets de citer le témoignage d’un de ces jeunes qui écrivait récemment sur facebook : « C’est presque un cri du coeur que je vous dis là : nous avons besoin de ce genre de lieu de rassemblement, pour que nous puissions continuer à vivre nos rêves. » C’est donc un remède contre l’exclusion sociale d’une partie d’habitants de notre ville.

Pour réduire la facture, il devrait être possible d’associer aux travaux d’aménagement les membres des associations, comme ils l’ont fait pour assainir les caves du bâtiment des locaux du Panorama afin de l’adapter à ses nouvelles fonctions. Les responsables du Local et de la Kavazik comptent en effet en leur sein des ébénistes, charpentiers, maçons, couvreurs, électriciens et autres installateurs sanitaires.

D’où les questions suivantes :
1. La Municipalité cherche-t-elle vraiment une solution pour reloger ces deux associations culturelles qui jouent un rôle social que la Municipalité elle-même n’avait jusqu’ici pas contesté ou préfère-t-elle voir disparaître définitivement ce type de culture à Vevey ?
2. Si oui, pour quelles raisons ?
3. Sinon, quelles ont été les démarches entreprises jusqu’ici par la Municipalité pour tenter de trouver une solution ?
4. La Municipalité ne pense-t-elle pas qu’il vaut mieux canaliser ce type d’activités plutôt que de prendre le risque qu’elles s’installent faute de mieux dans des endroits inadaptés ?
5. La Municipalité ne pourrait-elle pas envisager une réalisation simple sous le passage Saint-Antoine ou dans les sous-sols de l’EPA  qui comprennent de vastes espaces ou dans tout autre site à définir?
6. Dans tous les cas, quelles solutions la Municipalité envisage-t-elle pour au moins proposer des locaux aux groupes de musique concernés ?
Au nom de Vevey Libre : Jérôme Christen

L’attente de la réponse : Nous Vevey Libre, qu’est-ce qui nous intéresse maintenant ? La Municipalité travaille-t-elle à une solution pour un nouveau lieu d’accueil ou veut-elle éradiquer la culture “alternative” à Vevey? Réponse pour la prochaine séance du 2 mai 2013. On y seras tous de Vevey Libre pour entendre la réponse !

Une réflexion sur « CULTURE MUSICALE : La ville de Vevey est-elle sélective en matière de soutien à ses promoteurs de la vie culturelle musicale ? »

  1. Nous comité du festivalocal assurent que le Paaf n’a jamais fait partie du festivalocal, seul les associations LE LOCAL et LA KAVAZIK ont participer à l’élaboration et à la réalisation du festivalocal. De puls le Paaf n’est plus dans nos locaux de Vevey depuis quelques mois et s’est installé provisoirement à Aigle.

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