Vevey Libre dénonce un déni de démocratie

Vevey Libre regrette vivement la décision de la Municipalité de renoncer à l’achat d’une patinoire pour cet hiver qui avait pourtant été accepté en septembre par le Conseil communal par 45 oui contre 31 non. Cette décision est un véritable déni de démocratie et Vevey Libre demande à la Municipalité de revenir sur cette décision.
Selon la Municipalité, cette décision est rendue nécessaire par le fait que le Conseil communal a décidé de maintenir le taux d’imposition à 73 points au lieu de le monter à 78 comme elle le souhaitait.
Cet argument ne tient pas et ressemble à une mesure de rétorsion. Lorsque le Conseil communal a accepté l’achat de la patinoire en septembre, la situation financière difficile était déjà connue. La Municipalité avait déjà annoncé un déficit présumé de 13 millions au budget 2013. Une majorité des partisans de cette patinoire ont estimé que cette animation était importante pour la ville et qu’il fallait économiser dans d’autres secteurs.
La Municipalité n’est d’ailleurs par correcte dans son communiqué de presse dès lors qu’elle affirme que la décision du Conseil communal au sujet de cette patinoire a été prise en juin 2012 (ce qui peut laisser croire que depuis lors la situation a changé et quelle s’est détériorée). Or, c’est faux, elle a été prise le 7 septembre au moment où la situation financière était connue. En réalité, elle s’est même améliorée, puisque le déficit présumé a été réduit à 7 millions et que d’autres coupes peuvent encore être suggérées par la commission des finances et adoptées par le Conseil communal.
La décision du Conseil communal tient compte du succès remporté par la patinoire, soit 20’000 visites lors de la saison 2011-2012. Elle prend également en compte le rôle social que joue cet animation : prévention des incivilités, création de liens sociaux au sein de la société et des familles et prévention du surpoids. Tout cela pour une charge modérée qui se monte à environ 190’000 francs par an.
D’un point de vue économique également puisque cela constitue une attractivité pour la vieille ville qui en a besoin compte tenu de tous les autres pôles commerciaux qui lui font une forte concurrence à Vevey, sur la Riviera et même dans le Chablais.
Par cette décision, la Municipalité réduit à néant les efforts fantastiques entrepris ces dernières années par les commerçants locaux au travers de l’Association Vevey-sur-Glace pour faire vivre cette patinoire.
Elle ouvre également la porte à toutes les remises en question de décisions du Conseil communal (Salle del Castillo, Théâtre de l’Oriental, centre nautique du Port de Plaisance, etc.) ce qui est de nature à semer la pagaille et la discorde dans notre ville à un moment où nos autorités devraient garder la tête froide et calmer certaines réactions partisanes excessives de nature à porter préjudice à l’intérêt public.
Pour tout renseignement complémentaire.
Jérôme Christen, président de groupe, 079 213 42 56
Peter Schuseil, président de parti, 021 922 68 65
Vevey, le 14 octobre 2012

2 réflexions sur « Vevey Libre dénonce un déni de démocratie »

  1. Pas mal de monde a eu la faiblesse de croire, comme la Municipalité, que, le 4 octobre, le Conseil communal avait pris une décision sur le taux d’imposition, qui aurait un certain effet sur la réalité. Les perspectives des finances communales avant et après le 4 octobre ne sont plus les mêmes, et adapter les dépenses à ce nouvel état de fait n’est pas a priori une sottise.

    Les adversaires d’une hausse d’impôt n’ont été grosso modo d’accord que sur ça, et ont émis une cacophonie sur tout le reste, sur les raisons et les buts de ce rationnement financier: grandes réserves d’efficacité dans l’administration ou pas; services à supprimer ou pas; entretien des bâtiments à réduire encore ou erreur à ne pas commettre; investissements à réduire ou au contraire à préserver; déficit de 7 millions pour 2013 et augmentation de la dette inévitable, ou perspective satanique… Il est donc bien difficile, en tout cas tant que le débat sur le budget n’a pas eu lieu, de deviner quelles peuvent bien être les recettes de cette majorité de rencontre.

    Si l’on ne joue pas les naïfs, il est évident que l’achat de la patinoire n’aurait pas trouvé de majorité avec une Municipalité argumentant contre.

    Parler de déni de démocratie est donc très exagéré, sans compter que, comme chacun le sait, les votes du CC concluent à des autorisations de dépenser, pas à des obligations.

    A. Gonthier

  2. Suggestion… citoyenne.
    Pourquoi ne pas creuser la place du Marché et y mettre une patinoire enterrée!
    JiJi

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