Quelques maux sur le Conseil communal de Vevey

Tout est question de proportions…

Lors de la séance du Conseil communal du 27 juin, après de grandes envolées à propos du bac à sable du bas de place du marché, les élus ont effectué un rapide retour dans la cour des grands: évoquant l’envoi en Allemagne d’une délégation veveysanne dans le cadre du dixième anniversaire du jumlage Vevey-Mülheim, le professeur radical Henri Chambaz a invité l’assistance à découvrir les maths modernes en déclarant sans effort, “si nous avons les deux tiers nous prendrons trois cars”. Ça promet pour le décompte des voix des prochaines élections, dans lesquelles son parti – comme lui vieillissant – pourrait bien découvrir d’autres inéquations plus douloureuses. Bon voyage quand même à Mülheim, même si – selon ses mots – seuls les conseillers à casquettes multiples seront du déplacement…

Vevey Libre joue à qui perd gagne

Le Conseil communal de Vevey débattait jeudi d’une transaction financière entre les communes du district de Vevey et la Romande Energie. Les socialistes souhaitaient affecter le fruit de la transaction à un fonds destiné à développer les transports publics. Vevey Libre a annoncé par la voix d’Emmanuelle Zeller Matter, sa nouvelle présidente, qu’il soutenait sans réserve cette proposition dans le but de donner un signal en faveur les transports publics. Au moment du vote, c’est grâce aux voix de Vevey Libre que la proposition a été refusée… Moralité: si vous voulez que les élus de Vevey Libre fassent échouer une proposition, assurez-vous d’abord qu’elle plaise à leur présidente…

A l’usage ou à l’usure?

Le radical Patrick Bertschy s’est inquiété de l’éventuelle gêne que la future plage du bas de la place du Marché pourrait provoquer à l’égard des commerçants voisins, soit plus simplement dit de José Justo, locataire de bateaux. “Non seulement il ne sera pas gêné, mais cela lui amènera de la clientèle” à répondu la municipal Madeleine Burnier. Selon M. Bertschy, “on verra à l’usure”. On peut le rassurer: à l’usage, M. Justo se révèle inépuisable, du moins pour ce qui est de se plaindre.

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