Discours du Municipal sortant lors de la cérémonie des promotions

Chers élèves, chers parents, chers enseignants, Mesdames et Messieurs,

La cérémonie des promotions est surtout l’occasion d’adresser un message aux élèves, puisque j’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer la semaine dernière face aux enseignants. Je souhaite leur adresser des encouragements,  proposer une réflexion sur leur avenir aux élèves qui terminent ou sont proches de terminer l’école obligatoire.

Votre réussite résidera dans votre capacité à voir les cotés positifs en toutes circonstances, à être curieux à remettre en question, à faire preuve d’initiative et de créativité. Et vous parents, faites confiance à vos enfants qui veulent sortir des sentiers battus, faire un autre choix que celui que vous auriez fait, certes, après qu’ils aient bien mesuré avec vous les risques. N’oubliez pas que la motivation permet de soulever des montagnes, la démotivation conduit souvent à l’échec.

Votre réussite et le bonheur qui en découle résidera dans votre capacité à voir les cotés positifs en toutes circonstances et de viser l’excellence dans quelque domaine que ce soit.

Vous allez subir des échecs, votre réussite et votre bonheur dépendra de votre capacité à rebondir.

Quelques pistes pour réussir :

* la liberté, l’audace de laisser de coté les voies toutes tracées et de suivre ses propres aspirations.

* la capacité à ne pas s’enfermer dans l’échec et la haine mais à puiser au fond de vous-mêmes les ressources nécessaires pour rebondir, en l”occurrence, avec passion en faisant preuve de créativité…

* la confiance que ce qu’on fait aujourd’hui par passion prendra son sens à un moment donné, que la patience est la mère des vertus.

La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute disait Confucius.

Selon la psychothérapeute Christine Falk – qui s’est beaucoup intéressée à la question – nos pensées se mettent en place et sont influencées  dès notre plus tendre enfance par le milieu familial, éducatif, environnemental et selon nos expériences vécues.

Nous en tirons ensuite une conclusion qui, par la suite, devient une règle de vie, une pensée à suivre”. Cet ensemble de croyances déterminent notre état d’esprit. Un échec peut être l’occasion  d’évoluer, de penser différemment et de changer notre état d’esprit.

Il faut visiter ses propres croyances et se poser la question à qui appartiennent-elles ? A moi, à mes parents, à ce professeur tyrannique, à cet entraîneur qui m’a tant aidé, à ce parent qui force mon admiration ou à la société dans laquelle je vis ? Car bien des croyances sont véhiculées dans notre société et force la plupart d’entre nous à se conformer. C’est ainsi que sont transmises les croyances selon lesquelles les “hommes ne pleurent pas” ou “les patrons d’entreprise sont responsables de la souffrance au travail mais certainement pas les victimes” ou encore “que perdre son emploi, c’est mourir”.

Un homme terrassé par l’adversité peut toujours se relever, un homme terrassé par le conformisme reste au sol et ne se relève plus” estime Thomas Watson, fondateur d’IBM.

Ainsi, chacun d’entre nous est responsable mais certainement pas coupable d’entretenir des croyances qui non seulement ne nous appartiennent pas mais qui peuvent avoir de graves répercussions sur notre comportement via nos pensées et sentiments. Il est important de comprendre les effets de nos croyances, chaque croyance a tendance à produire à la fois des effets positifs et des effets limitants. Le travail a effectuer est de voir si cette croyance nous permet d’avancer aujourd’hui ou au contraire, si elle nous limite. Prenons l’exemple de la croyance “soit fort(e)”, et voyons ce qu’elle nous a aidé à faire et là, où elle nous bloque aujourd’hui.

Un gagnant fait toujours partie de la réponse;
Un perdant fait toujours partie du problème.

Un gagnant a toujours un programme;
Un perdant a toujours une excuse.

Un gagnant dit: ” laisse-moi le faire pour toi ”
Un perdant dit: ” ce n’est pas à moi à faire ça “.

Un gagnant a une solution pour chaque problème;
Un perdant voit un problème dans chaque solution.

Un gagnant dit ” ça va être difficile, mais c’est possible ”
Un perdant dit ” c’est peut-être possible, mais c’est trop difficile “.

Un gagnant en fait le plus qu’il le peut;
Un perdant en fait le moins possible.

Un gagnant essaie constamment de s’améliorer;
Un perdant connaît tout et empêche tout changement.

Un gagnant prend des décisions;
Un perdant les évite.

Un gagnant essaie toujours de trouver ce qui a causé un problème;
Un perdant essaie toujours de trouver quelqu’un d’autre à blâmer.
A l’heure l’invidualisme a tendance  à gagner du terrain au détriment de la solidarité, j’aimerais vous raconter une petite histoire en guise de conclusion.
Un homme parlait avec le Seigneur du paradis et de l’enfer.  Le Seigneur dit à l’homme:

«Viens, je vais te montrer l’enfer.»

Ils entrèrent dans une pièce où un groupe d’hommes partageaient une énorme marmite de ragoût.  Chacun d’entre eux était affamé, désespéré et mourant de faim.  Chacun tenait dans sa main une cuillère qui pouvait atteindre la marmite, mais chaque cuillère était munie d’une poignée beaucoup plus longue que leur propre bras, si longue qu’elle ne pouvait servir à porter le ragoût à leur bouche.  La souffrance était terrible.

«Viens maintenant, je vais te montrer le paradis», dit le Seigneur après un moment.
Ils rentrèrent dans une autre pièce, identique à la première – la marmite de ragoût, le groupe de personnes, les mêmes cuillères.- Pourtant tous étaient heureux et bien nourris.
«Je ne comprends pas, dit l’homme.  Pourquoi sont-ils heureux ici alors qu’ils étaient misérables dans l’autre pièce et que tout est semblable?»

Le Seigneur sourit.

«Ah, c’est simple, dit-Il.  Ici, ils ont appris à se nourrir les uns les autres.»!

Merci de votre attention et belles vacances !

Jrôme Christen

 

 

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