Séance du Conseil communal du 2 septembre 2010

1ère séance de la dernière année de législature qui se termine le 30 juin 2011.

Le Conseil a pris deux décisions :

Les crédits supplémentaires : Il a d’abord adopté, à une très large majorité, le préavis N° 14/2010 sur les crédits supplémentaires.
De quoi s’agissait-il ? En général, dès que la Municipalité se rend compte qu’elle va dépasser le budget de fonctionnement qui lui a été alloué pour l’année en cours, elle s’en réfère au Conseil communal. En principe cela a lieu 4 fois/an.
Il s’agit notamment de dépenses urgentes et imprévisibles qu’il a fallu engager avant la décision du Conseil ; ou alors de dépenses sur lesquelles ni la Municipalité, ni le Conseil n’ont de possibilités d’intervention. Enfin la Municipalité peut demander des nouveaux crédits qu’elle n’a pas encore engagés et qu’elle n’avait pas prévus lors du dépôt du budget annuel.
Cette fois-ci il s’agissait :
° de donner un coup de pouce à la S.D.Vevey pour sa participation à l’exposition de Sciez en France (+ CHF 25’000.–).
° de réparations de fuites survenues sur le réseau de conduite de chauffage de notre Centrale thermique de Sainte-Claire (+ CHF 46’500).
° d’une auto-laveuse utilisée pour les travaux de nettoyage et d’entretien des sols du collège Kratzer qui rendait l’âme (+ CHF 15’100).
° de déménager une partie de la collection du musée Jenisch (actuellement en transformation) à Genève (+ CHF 18’300).
° d’augmentation imprévue du crédit d’acquisition d’un logiciel pour le service du personnel (+ CHF 38’000).
° de 5 autres crédits supplémentaires avec une incidence financière moins importante.
Au final, le Conseil a donc accepté un total de dépassements budgétaires de CHF 249’000.—

La Fondation « Apollo » : Le Conseil a ensuite accepté la création d’une fondation pour la mise en place de logements de transition à Vevey (opération dite « d’Apollo »).
Fondation d’intérêt public, elle regroupe des représentants de  la Commune de Vevey, des gérances privées sur la place et de représentants du Canton.
But recherché : améliorer le profil des personnes en recherche d’appartement, tout en surmontant les craintes des bailleurs afin que les premiers, en situation de précarité passagère, trouvent un logement pour y vivre.
– Crédit d’investissement voté pour cet objet  CHF 168’658.—
Le total des investissements votés s’élève donc à  CHF  418’158. Le 1er semestre 2010, le Conseil avait voté au total CHF 17’898’485.
Ajoutons les CHF 418’158 et cela donne à ce jour  un montant de crédits votés en 2010 de   CHF 18’316’643.

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Sous rubrique Communications de la Municipalité, notons-en une, sous rubrique PMU (plan de mobilité et d’urbanisme) qui a donné lieu à une intervention remarquée de Vevey Libre, traitant de la communication entre autorités et population.
Reprenons le fil de l’histoire : Vevey Libre avait pris connaissance d’un projet-rapport d’un groupe de bureaux d’urbanisme mandaté par la Municipalité et a trouvé intéressant de le publier sur son site Internet (voir sous www.veveylibre.ch sous l’onglet « La der’ » ensuite sous l’intitulé « Le nouveau plan de Mobilité et d’Urbanisme (PMU) est là ! »).
Ce qui avait créé un tollé, notamment du côté du Parti Libéral-Radical (PLR) qui parla de « bourde monumentale » et un certain courroux de la part des Socialistes qui titraient à ce sujet dans leur « Bloc Notes veveysan » en parlant de « Vevey Libre a de la fuite dans ses idées ».
Vevey Libre c’est alors clairement exprimé en défendant sa démarche, ne servant qu’un seul but : entamer une réflexion sur une nouvelle manière de gérer une ville comme Vevey en informant beaucoup plus largement la population que cela ne se fait actuellement.
Stéphane Molliat (Vevey Libre), un de nos deux candidats à la Municipalité a alors prononcé une intervention qui disait ceci :
« Il y a quelque temps, le groupe VL a mis à disposition sur son site Internet le Plan de Mobilité et d’urbanisme intégré. Cette présentation de 90 pages, commandée par la ville de Vevey, est un document de travail ayant pour but l’étude de la mobilité en ville. Il ne constitue en aucun cas un projet définitif, ce qui  était clairement  expliqué dans le commentaire l’accompagnant.
Ce document, qui n’a jamais été frappé du sceau de la confidentialité, a été également mis en ligne sur le site officiel de la ville. Dans l’optique de Vevey Libre, la publication de ce document avait pour but une information des enjeux du futur quotidien de notre ville. Nous estimons en effet que si cette mise sur site a pu inciter certains à se plonger dans la lecture d’un document aussi complexe, le bénéfice de l’opération retombe sur
l’entier de la classe politique, autant par l’intérêt qu’il pourrait susciter à la  participation au débat sur le sujet de la mobilité, et donc au fonctionnement de notre ville, que par la réduction d’un abstentionnisme et d’un désintérêt de la chose publique.

Le groupe VL travaille d’ailleurs sur un projet allant dans le sens d’un système d’information plus direct envers la population qu’il présentera bientôt devant ce Conseil.

En attendant, nous continuerons de compléter notre site de la façon la plus nourrie possible afin d’alimenter positivement les débats sur l’avenir de Vevey ».

Merci à Stéphane pour cette mise au clair de la position de Vevey Libre.

Une réflexion sur « Séance du Conseil communal du 2 septembre 2010 »

  1. Bonjour,
    Concernant le débat à propos de la diffusion du Plan de mobilité :
    Comme je l’ai relevé lors de la séance du Conseil, la position de la Municipalité pose problème.
    Elle n’est pas contente qu’un document interne soit diffusé au public, alors qu’elle est seule compétente pour décider de l’issue du projet pour lequel le document a été réalisé. Elle est certainement en droit de manifester son courroux, là n’est pas mon propos (mais c’est vrai qu’elle est aussi tenue à une certaine transparence vis-à-vis de ses administrés).

    Ce qui me dérange dans l’attitude de la Municipalité, c’est qu’elle adopte une position totalement différente avec les préavis qu’elle soumet au Conseil. Dès que le projet sort, la Municipalité le communique également à la presse, faisant valoir évidemment sa propre position et ses arguments, ceci alors que le Conseil n’a pas encore nommé sa commission (on l’a vu dernièrement avec le projet de vente des actions du Vevey-Chexbres).

    Or, le Conseil pourrait très bien refuser le projet, l’amender, le renvoyer à la Municipalité pour le compléter ou en améliorer le contenu, etc. Mais c’est bien le Conseil communal qui est compétent en dernier ressort. C’est donc, normalement, à lui que reviendrait le droit de communiquer le projet.

    Si la Municipalité juge utile de communiquer les préavis avant qu’ils ne soient discutés en commission, elle devrait accepter que des documents des commissions municipales soient aussi communiqués au public avant que la décision finale ne soit prise.

    Une telle attitude va d’ailleurs dans le sens d’une administration proche de sa population et elle est dans l’intérêt d’un débat démocratique (ce que le PLR ne semble pas souhaiter).
    Roland Rapin

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