Séance du Conseil communal du 4 février 2010

Voici les cinq points essentiels qui ont été traités et quelques commentaires de notre part :
1. Vidéosurveillance:
D’entrée de séance, le nouveau Parti Libéral-Radical (PLR) dépose une motion demandant l’installation de caméras de surveillance fixes. Il  s’ensuit des débats par moments houleux et tous homériques, autant en provenance de la gauche que de la droite.
Vevey Libre (Francis Baud et Pascal Nicollier) intervient pour souligner l’importance de ce sujet et de souhaiter que le Conseil en débatte rapidement.
En effet, sept membres de notre Conseil communal sont désignés par ce dernier pour représenter Vevey dans un autre Conseil : celui, intercommunal, de Sécurité Riviera (CISR) qui est actuellement sur le point d’entériner définitivement le fameux Règlement général de Police de l’Association de Communes Riviera, en remplacement des actuels dix règlements de Police des communes affiliées. Les conséquences sont importantes, car selon les compétences déléguées définitivement par notre Conseil au CISR, ce dernier détient actuellement les pleins pouvoirs pour décider, entre autres, pour le cas qui nous préoccupe ici :
– Le fait d’accepter ou d’interdire les caméras de surveillance
– Si caméras autorisées, de donner la compétence ou pas à la seule Police Riviera, sans plus aucun droit de la part de la commune concernée, sauf d’être entendue.
Ce n’est pas encore chose faite. Mais il serait bon que les sept délégués de Vevey à ce CISR reçoivent une consigne claire, émanant d’une décision de notre Conseil.
Au vote, et avec l’appui unanime de Vevey Libre, la motion du PLR est renvoyée en commission pour étude et rapport à une très large majorité (6 voix contraires et 2 abstentions).
Coût pour la Ville : pour l’instant zéro.
2. Transformation lourde du Musée Jenisch :
Il s’agit d’un investissement important : CHF 6’850’000.— moins les apports par des mécènes privés CHF 3’200’000.— donc en fin de compte pour notre Ville CHF 3’650’000.–.
Essentiellement, deux volets principaux :
– Une importante amélioration de la convivialité et de la qualité de la présentation des œuvres mises en exposition,
– Une mise aux normes des moyens de conservation des œuvres d’art, conformément  aux directives suisses et européennes actuellement en vigueur.
Vevey Libre n’a aucune hésitation. A l’unanimité, elle appuie cette importante démarche qui permet d’entretenir notre réputation de Ville d’Images au-delà de nos frontières nationales.
Le préavis est ainsi accepté par le Conseil à une quasi-unanimité (deux voix contraires, 6 abstentions).
Coût de l’opération : CHF 3’650’000.–.
3. Fresques Chaplin sur les tours de Gilamont :
Un préavis qui ne porte « que » sur CHF 250’000.–. Mais d’une portée symbolique importante, toujours et encore liée à Vevey Ville d’Images.
La messe était dite par avance. La Commission des finances et ensuite la Commission ad hoc avaient déjà largement plébiscité les conclusions de ce préavis.
Nous ne reviendront pas sur les enjeux de ce projet (voir www.vevey.ch).
Une intervention pathétique de la part du Président du Conseil communal (Etienne Rivier, PLR) qui, pour l’occasion, est descendu du perchoir pour tenter de convaincre le Conseil communal de refuser purement et simplement ce préavis. Il fut entendu avec compassion, jusqu’au bout d’une interminable épopée d’arguments parlant de goûts et de couleurs, voire de dignité.
Quelques autres escarmouches et amendements énoncés par d’autres intervenants n’ont pas réussi à émouvoir le Conseil pour autant.
Vevey Libre, à nouveau à l’unanimité, participe donc  finalement à une acceptation du préavis à une très forte majorité (10 voix contre, 10 abstentions).
Coût de l’opération : CHF 250’000.–.
4. Fermeture de la rue des Deux Marchés durant le week-end :
A nouveau sous la houlette du PLR (cette fois-ci par l’intermédiaire de son président  Pierre Clément), une passe d’armes épique  autour d’une décision qui relève de la communication volontaire, décidée par la Municipalité, compte tenu des compétences réglementaires dont elle dispose. Elle n’y était pas tenue.
C’est bien la première fois depuis des lustres que le Conseil communal est invité à se prononcer sur une demande de ratification d’une dépense d’ores et déjà effectuée réglementairement (sur la base du fameux préavis « des crédits supplémentaires au budget »  qui obéissent à une procédure adoptée par le Conseil). Le montant : CHF 15’000.–. A supposer que l’on veuille interférer, après coup, dans cette compétence municipale, on risquerait de complètement gripper son fonctionnement. Comment gérer les compétences  que nous lui attribuons légalement et dont elle a apparemment besoin, puisque cela a été reconnu par notre parlement, si elles sont contestées par la suite ?
Vevey Libre ne comprend pas cette démarche du PLR et pense que cela ne relève pas de la bonne gouvernance de notre Ville.
De quel objet s’agit-il ? D’un débat à répétition classique, voire centenaire. Celui d’une mise en zone piétonne d’un centre de vieille ville, comme partout en Europe, qui échauffe à chaque fois les esprits de certains commerçants et/ou habitants qui se sentent « floués » et qui, l’année d’après, sont ravis des conséquences et ne voudraient pour rien revenir en arrière. Notons que cette mise en zone piétonne à l’Est de la Vieille Ville en week-end a été définitivement introduite en 2008 après une mise à l’enquête dûment instrumentée et qui n’a, étrangement,  donné lieu à aucune opposition.
Mais voilà : la Ville voulant opérer avec des moyens légers (Vaubans) a fini par choisir plus lourd, afin de ne pas être victime d’incivilités. Ce qui a apparemment déclenché une « enquête d’opinion spontanée » contre ces bornes devenant subitement beaucoup trop contraignantes.
Le Conseil n’est pas dupe et refuse à une large majorité, avec Vevey Libre à nouveau unanime, d’entrer en matière dans cette forfanterie.
Coût de l’opération : CHF 15’000.– seulement, grâce à la clairvoyance de cette large majorité. Un refus de l’annonce aurait provoqué des frais d’annulation insensés.
5. Rénovation des places de jeux 2010 à 2014 :
Vevey Libre souhaite que la Ville reste toujours et encore un modèle, entre autres aussi en matière de cadre de vie pour les familles. Il est évident qu’elle appuyait cette démarche de remise en état sur quatre ans de tous les jardins de la Ville.
Le Conseil, dans sa totalité, a exprimé le même avis (2 abstentions).
Coût de l’opération : CHF 950’000.–.
6. En conclusion : Notre Conseil communal a décidé, à chaque fois à une quasi-unanimité,  lors de cette première séance de la rentrée :
– de continuer à développer notre Ville pour tous, ce qui nous, Vevey Libre, nous réjouit.
– à autoriser des dépenses d’investissement sur l’ensemble des préavis votés pour un total de CHF 4’957’700.–, ce qui nous met toutefois quelque peu sur nos gardes.
Car rappelons-nous  ici qu’il reste 10 autres séances d’ici au 31.12.2010 et qu’il était prévu de gérer la Ville en investissant prudemment cette année au total CHF 33’185’000.–, selon Communication de la Municipalité au Conseil communal  C 41/2009 du 3 décembre 2009, page 15. Il ne nous reste plus que CHF 28’227’300.—. Et cela encore, pour autant que nous maintenions le taux à 77 points.
F6

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