Conseil communal du 7 décembre 2006

L’essentiel en quelques spots :

– Quorum : Le Conseil communal se composait de 86 participants. 14 Conseillers étaient absents. Vevey Libre était au complet.

– Budget 2007 du Fonds culturel Riviera : A noter que ce fond est intercommunal et qu’il a décidé de faire profiter pour la 1ère fois à Vevey en 2007 l’Espace Guinguette, le Théâtre de poche La Grenette et surtout notre théâtre de l’Oriental, tout en continuant, comme par le passé par soutenir essentiellement notre Théatre de Vevey et la Cie des Nomades. Le Conseil communal de Vevey devait ratifier les décisions prises par le comité interrégional. Vevey Libre avait décidé d’accepter les conclusions du rapport à l’unanimité. Le Conseil communal l’a suivi à l’unanimité sauf deux abstentions (UDC).

– Budget communal pour 2007 : La Commmission des finances proposait à l’assemblée de commune essentiellement un amendement important : transformer une position budgétaire en préavis municipal, afin qu’un vrai débat soit ouvert. Sujet : la mise en place d’une installation de projection numérique sur écran dans la salle du Conseil communal. Ainsi le Conseil communal pourra lui-même décider ce qui est bon pour lui dans “sa” salle du Conseil. Vevey Libre acceptait cet amendement à l’unanimité. Le Conseil communal en faisait de même par 80 voix pour, 3 voix contres et 3 abstentions.

S’ensuivit un débat de fonds de cour d’école, animé par l’UDC qui s’évertuait dans un combat de tranchées à vouloir, d’une part, rogner dans les subsides à la formation des étrangers et aux possibilités de vivre leur culture, un des piliers de leur intégration et d’autre part à réduire les subsides versés au Théâtre de l’Oriental. Le Conseil communal ne s’y est pas trompé : Les six amendements formulés par l’UDC ont tous été laminés (6 voix UDC pour, 80 voix contre, aucune abstention).

Les cadets ont donné lieu à un débat déclenché par Alternative qui voulait purement et simplement les supprimer. Notre Municipal Jérôme Christen expliquait qu’il s’agissait d’une mauvaise idée. D’autant qu’il est sur le chemin de résoudre le problème posé, en transformant l’institution de droit public en simple association qui aura alors les mêmes droits que toutes les autres. Vevey Libre ne considère le débat sur les Cadets pas franchement prioritaire. En plus n’y a-t-il pas unanimité au sein du groupe. Le Conseil communal finit par balayer l’amendement par 11 voix pour, 74 voix contre et 1 abstention.

Au vote final, le budget amendé par la Commission des finances est adopté par le Conseil communal par 79 voix pour et 7 voix contre (6 UDC et 1 Rad).

– Fixation de plafonds en matière d’endettement : Pièce de résistance de la soirée. Vevey Libre était initiateur, d’abord au sein de la Commission des finances et ensuite au Conseil communal d’un véritable débat de fonds. A l’unanimité, Vevey Libre partait au combat en liant l’autorisation d’endettement au plan des investissements, ce qui lui était vivement contesté par la Municipalité (voir intervention Francis Baud sur onglet “Initiatives politiques”). Vevey Libre affichait clairement son désaccord à vouloir lancer la Ville dans une puérilleuse aventure de parking sousterrain sur la place du marché, dont plus personne ne voulait dans sa version “réduite” et au prix annoncé et qui faisait exploser le cadre raisonnable du plan des investissements et, par là-même de la limite de l’endettement.

Les débats furent nourris et peuvent se résumer ainsi : Alternative et les Verts ne veulent tout simplement pas de parking sousterrain, Libéraux et PDC, à l’image de Vevey Libre, ne considèrent pas le projet comme urgent et préfèrent limiter le plafond d’endettement, les radicaux eux apparaissent partagés. Une majorité veut laisser le plafond demandé par la Municipalité, une minorité est adepte d’une réduction. L’UDC défend la limite réduite, proposée par Vevey Libre, mais pour des raisons obscures et surtout incompréhensibles et surtout pas pour soutenir Vevey Libre. Restent les initiateurs du préavis : les 3 Municipaux socialistes avec leur groupe qui, évidemment, n’a pas le droit de faire autrement que de les soustenir, du moins majoritairement.

Compte tenu de la constellation décrite ci-dessus, Vevey Libre décide alors de requérir le vote secret, afin de permettre aux minorités radicales et socialistes de s’exprimer librement.

Au vote de l’amendement de la Commission des finances (135 mio. aulieu de 150 mio.), Vevey Libre réussit un résultat très satisfaisant : 49 voix pour, 35 contre et 2 abstentions. Les groupes radical et socialiste ne votent donc pas à l’unanimité.

La Municipalité entend la volonté du Conseil communal : pas de Parking sousterrain sur la Place du Marché. Si elle persiste, elle le fera en affrontant la volonté majoritaire du pouvoir délibérant. Espérons qu’elle évitera de faire perdre beaucoup d’argent et du temps précieux à tout le monde.

– Plan des investissements : Après un long discours du syndic, le Conseil prensd acte de ce plan et la séance est levée.