Vevey Libre soutient le projet municipal concernant le Château de l’Aile

Vevey Libre est interpellé par la prise de position de MM. Chiffelle et Weber concernant le projet municipal dit du “Château de l’Aile”. Les opinions exprimées affirment des “contre-vérités” faciles à avaler mais qui ne résistent pas à une analyse sérieuse. Leur démarche a, du moins, le mérite de lancer le débat.

Affectation publique du château

L’idée d’héberger la collection Kokoschka ou le Musée historique de Vevey n’est pas mauvaise. Certes, on économiserait quelques milliers de francs de location à la Confrérie des Vignerons et on pourrait montrer quelques toiles de l’expressionniste autrichien, voire quelques autres si le Musée des Beaux-Arts de Bellerive ne se faisait finalement pas. D’ailleurs, on pourrait faire encore beaucoup d’autres choses car on sait bien qu’avec des “SI”, on mettrait même Paris dans une bouteille. Toutefois ces idées, si séduisantes soient-elles, se heurtent aux problèmes de coût et de financement. Et elles ne se basent que sur des hypothèses aucunement vérifiées. MM. Chiffelle et Weber semblent ignorer le surcoût occasionné par la version “bâtiment public” qui nécessite un réaménagement beaucoup plus coûteux, à savoir au minimum le double, par rapport à une version de bâtiment à usage privé (construction de nouvelles dalles à tous les étages, installation de moyens anti-incendie, sanitaires aux normes, etc.). Vevey Libre reste convaincu que le prix à débourser, à charge du contribuable, serait hors de tout entendement et dépasserait largement les moyens dont dispose la commune avec son plan des investissements 2006 – 2011. D’autant qu’il s’agirait évidemment d’un investissement très difficile, voire impossible à rentabiliser. Vevey n’est pas devenu subitement une ville riche, n’en déplaise à ceux qui nous parlent des résultats probables de l’exercice 2006, soi-disant mirobolants. Elle n’a et n’aura pas à terme les moyens de se lancer dans un projets d’une telle importance, en plus de ce qui est urgent d’investir pour l’entretien courant.

Casino du Rivage

Pour ce qui est du restaurant à louer, Vevey Libre ne voit pas où est le problème: est-ce le rôle d’une commune que d’être propriétaire de restaurants, sauf dans des circonstances exceptionnelles, où l’absence d’initiatives privées oblige la Ville à s’y substituer? Ce qui n’est pas le cas, en l’occurence.

Le fait que ledit restaurant soit attenant à la Salle del Castillo ne dérange personne: si un utilisateur veut faire affaire avec le futur patron de ce restaurant, dans le cadre de l’exploitation de la salle, rien ne l’en empêchera, sinon, il ira chez un traiteur comme cela se fait déjà souvent aujourd’hui.

Séparation des objets

Notons ensuite que la séparation des deux objets (Château et Casino) n’est définitivement pas envisageable, puisque les acheteurs, dans leur offre, lient les deux entités pour des questions de rentabilité d’investissement. Vouloir séparer le Château du Casino revient à renvoyer le préavis à son auteur et mettrait en péril un acquis important. N’oublions pas que les actes notariés sont signés. L’acheteur, si le Conseil communal accepte le préavis et qu’il n’y a pas de référendum, est lié par cette signature. Il ne pourra plus se rétracter et devra refaire le Château de l’Aile même si le Conseil communal, ultérieurement, n’accepte pas le Plan partiel d’affectation (PPA) du Casino du Rivage.

Il n’y a actuellement pas d’autre offre raisonnable qui ménage les comptes communaux et donc la fiscalité de Vevey, tout en embellissant la ville.

Pour le surplus, l’article dit ce que nous savons déjà: les contrats notariés ne font pas état d’un calendrier d’avancement des travaux et/ou cahier des charges prévoyant des étapes du chantier à réaliser. Ce n’est cependant pas envisageable tant que le PPA n’est pas établi et ensuite adopté par le Conseil communal. De plus, MM. Chiffelle et Weber semblent ignorer que la banque de M. Grohe atteste l’existence de 19 millions de francs mis à disposition pour la réfection du Château.

Conclusion

Vevey Libre approuve le préavis No. 5/2007, constatant qu’il s’agit manifestement de la meilleure solution pour la ville et pour l’intérêt général à moyen et à long terme.