27 juillet 2021

Château de l’Aile: les travaux démarrent!

C’est enfin parti! Les travaux ont commencé lundi au Château de l’Aile. Il ne s’agit pour l’heure que de travaux préparatoires de sondage qui devraient durer deux mois. Les travaux de restauration proprement dits sont prévus pour le mois d’août. Un recours d’Helvetia Nostra est encore pendant à la Cour de droit administratif du tribunal cantonal, mais au vu de l’état du Château et l’urgence de mettre ce bâtiment “hors d’eau”, le juge Alain Zumsteg a estimé judicieux d’autoriser les travaux de toiture et de façade. Reste le problème des “occupants” du Château qui n’ont toujours pas voulu admettre qu’il était nécessaire qu’ils partent au plus tard à fin août lorsque les travaux lourds commenceront.

L’autogoal d’une avocate de l’ASLOCA

A ce sujet, les propriétaires – de manière générale – peuvent “remercier” l’avocate Nicole Wiebach qui défend les derniers habitants du Château. Grâce à elle, ils ont un bon prétexte pour ne plus accepter de contrat de confiance ou des droits d’occupation à bien plaire… Les habitants ont en effet pris – il y a déjà plusieurs années – l’engagement de quitter leur appartement au plus tard trois mois avant le début des travaux. Sous l’influence de Me Wiebach, ils ont refusé tout modus vivendi en commission de conciliation présidée par le préfet Roland Berdoz. Ils continuent donc de faire de la résistance au mépris de leur engagement. De la part de squatters, cela s’est déjà vu, mais de la part d’une avocate qui défend régulièrement des membres de l’ASLOCA, c’est tirer une balle dans le dos des locataires et discréditer une cause qui mérite mieux.

Le peuple a tranché

L’issue du dossier auprès de la Cour de droit public et administratif ne fait guère de doute. Le fondement de l’opposition d’Helvetia Nostra réside dans l’affectation publique du Château. Or cette question a déjà été tranchée par le Conseil communal et la population qui ont tous deux largement accepté la vente du Château de l’Aile. On voit mal comment un juge pourrait contester ce choix. Une telle démarche aurait inévitablement un caractère politique et constituerait pour le moins une ingérance du pouvoir judiciaire dans les affaires communales.

Position claire de François Marthaler

Enfin, le département des infrastructures a récemment sonné le glas du combat d’arrière-garde d’Helvetia Nostra. Sous la plume du Conseiller d’Etat François Marthaler, il estime qu’il n’est pas nécessaire d’ouvrir une procédure de classement du Château de l’Aile dans l’immédiat car “Le projet de M. Grohe est remarquablement peu intrusif. Il conserve parfaitement les valeurs de l’édifice, que ce soit au niveau de sa substance comme de son organisation fonctionnelle, et cela mieux sans aucun doute que tout projet d’affectation publique qui ferait alors peser sur la substance architecturale ancienne une pression intense en raison des normes accompagnant ce genre d’utilisation (sécurité, portance de planchers, etc…). Le projet des architectes de M. Grohe ne crée pour sa part aucune menace à l’encontre du bâtiment. Au contraire, il permet sa mise en valeur à long terme, ce à quoi je suis particulièrement sensible en tant que défenseur des principes du développement durable.”

L’élu vert conclut qu’il n’exclut pas d’ouvrir une procédure de classement du Château de l’Aile à l’issue des travaux “pour garantir que ces bonnes perspectives ne subissent pas de déviation dans le futur.” Cela ne sera pas nécessaire, M. Grohe ayant pris l’engagement de demander le classement du Château et de renoncer à demander à ce titre un subventionnement dans l’hypothèse où celui serait devenu possible.

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