Une buvette “littéraire” dans la bibliothèque ou un vrai Restaurant?

La Municipalité nous annonce une demande de crédit supplémentaire d’urgence de CHF 120’000.– lors de la dernière séance du Conseil communal du 22 juin 2006. La “mort dans l’âme”, nos Municipaux de “l’ancien régime” admettent ainsi qu’ils s’étaient trompés dans ce dossier et qu’ils devaient rapidement rectifier le tir pour aboutir dans les temps et ne pas perdre la face.

Nous Vevey Libre l’avions toujours dit : faites-nous un vrai restaurant et pas un salon de thé, même littéraire (voir interpellation Vevey Libre du 27.04.2006 par M. Berney et avant interpellation Vevey Libre du 19.05.2005 par M. Werffeli). Si on avait fait juste dès le départ, on n’aurait pas perdu tout ce temps jusqu’à aujourd’hui et le financement du projet pouvait se faire dans les règles usuelles des demandes de crédit par préavis. Mais non : il fallait s’entêter dans un projet dont à l’évidence personne ne voulait et qui, de surcroît, est devenu subitement tellement urgent, sous prétexte que sinon la bibliothèque n’ouvrira pas dans les délais annoncés en grand fracas pour fin octobre 2006 !!!

Autant Vevey Libre est ravi qu’il y ait enfin un vrai établissement publique avec une véritable cuisine professionnelle complète, une installation de bière pression, de vraies toilettes, un vrai podium extérieur pour une vraie terrasse en été, brefs des équipements d’un vrai restaurant dont le Quai Perdonnet a vraiment besoin si l’on songe à l’animation à laquelle nous tenons fermement et qui fait partie intégrante de notre programme politique 2006-2011, avec ou sans la connotation “littéraire” qui est totalement secondaire, à notre humble avis.

Autant Vevey Libre n’apprécie pas vraiment le moyen utilisé par la Municipalité en vertu de l’art. 43 sur le Règlement de la Municipalité de Vevey en nous annonçant vouloir mettre en vigueur une compétence qui lui est accordée par le dit règlement et qui l’autorise à engager presque 1/4 de millions de CHF. sans demander aucun aval par le Conseil communal, si ce n’est qu’une fois les crédits entièrement engagés !!!

C’est rendre l’action du Conseil communal complètement ridicule. Et même si l’on consultera préalablement la Commission des Finances (elle ne siègera pas avant le 12 août 2006), personne ne pourra plus intervenir avant que toute la manne aura été irrévocablement consommée.

Depuis que Vevey Libre parle de plus en plus de nouvelle gouvernance, certains membres de la nouvelle Municipalité rétorquent en évoquant leur fameux “Faites-nous confiance”. Désolé, on a déjà donné ! Nous Vevey Libre on n’en veut plus. Ce n’est pas que nous ne faisons plus confiance, mais s.v.pl, ne jouez pas avec ce précepte. D’autant que dans le cas précis, vous avez fait “tout faux”. Nous voulons une vraie collaboration sans raccourcis frustrants basés sur les tellement fameuses “compétences municipales” qu’il faut préserver pour éviter toute “cogestion”. Mettons-nous d’accord : Personne ne veut de la cogestion, surtout pas Vevey Libre, mais tout le monde veut beaucoup plus d’informations anticipées, afin de nourrir des délibérations fructueuses et surtout pas des faits accomplis qui mettent finalement en cause rien d’autre que notre légitimité de Conseil communal.

Vevey Libre ose espérer que ce dossier intitulé “application art. 43 Règlement de la Municipalité” soit le premier et certainement le dernier pour toute la législature 2006-2011. Certes, le Conseil communal ne pourra pas vraiment formellement s’y opposer, mais il est certain que cela ne contribuera pas, en ce qui concerne Vevey Libre pour le moins, à l’établissement d’un contact franc et ouvert avec la Municipalité. Nous invitons cette dernière à renoncer à cet instrument pour n’importe quoi, pour des montants aussi important que dans le cas présent et uniquement en cas d’extrême urgence absolue et avérée, ce qui n’est pas le cas en l’espèce.

Et ceci si elle veut faire preuve d’acceptation du principe d’une nouvelle gouvernance qui est exigée par une grande majorité de nos électeurs, et, à travers eux, du Conseil communal.