Hommage au Musée Jenisch à deux personnages, illustres, généreux, avant-gardistes et surtout libres: le discours du municipal Michel Agnant


Le peintre, dessinateur et graveur veveysan Gérard de Palézieux est l’objet d’une exposition de plus de deux cents œuvres sur papier. Elle s’articule autour des trois techniques pratiquées tout au long de sa vie par l’artiste – l’estampe, le dessin et l’aquarelle –, illustrant ses thèmes de prédilection, le paysage et la nature morte, le tout rythmé par un choix de peintures. En outre, cette rétrospective s’attarde sur quelques gravures rarissimes rassemblées par de Palézieux : Piranèse, Canaletto, Goya, Manet, Degas, Bonnard et Picasso.

Voici le discours du Municipal Michel Agnant prononcé à l’occasion du vernissage de cette exposition qui dure jusqu’au 10 mai et de à la remise du Prix 2020 de la Fondation Lélo Fiaux à l’artiste Line Marquis.

Mesdames, Messieurs les invités en vos titres et fonctions,

Chers amis du Musée Jenisch,

Chère assistance,

Je vous remercie pour et de votre présence ici ce soir au MJV, Musée Jenisch Vevey.

Cejourd’hui, il nous est donné la possibilité de participer à un double évènement, la remise du Prix 2020 de la Fondation Lélo Fiaux et le vernissage de l’exposition Palézieux 1919 – 2012.

Ce qui est remarquable ici au Jenisch ce soir, c’est la présence en ces murs de deux artistes aux liens très forts avec Vevey et la Région. Gérard de Palézieux, artiste né à Vevey il y a une centaine d’années ; et Lélo Fiaux, artiste ayant vécu les dernières années de sa vie dans la région, plus précisément tout près d’ici à Saint-Saphorin, et morte à Vevey.

Nos deux « régional de l’étape », si vous me permettez en ces circonstances cette locution journalistique utilisée principalement dans le milieu du cyclisme ainsi que l’entorse à l’accord grammatical sur le genre et le nombre.

Mesdames, Messieurs,

Je ne vais pas m’étendre pas trop longuement sur les artistes à qui nous rendons hommage ce soir. Les commissaires, curateurs, respectivement membres de fondation, vous en parleront mieux et de façon plus approfondie que moi.

Mais quelques mots quand même !

Palézieux, peintre, aquarelliste, graveur, dessinateur et collectionneur, représente ce que l’on appelle un vrai artiste. Il a vécu pour l’art.

Sa générosité légendaire me fait prendre le risque d’avancer qu’il était, ne serait-ce qu’implicitement, dans une logique autotélique, s’agissant de son œuvre artistique : « Ars gratia artis ».

Lélo Fiaux, artiste libre et femme indépendante, nous a laissé une belle et riche collection.

Après l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale, cette lausannoise de naissance, après quelques séjours et années dans plusieurs pays étrangers, est revenue dans la capitale où dans son atelier à la place de la Palud elle reçut plusieurs grands noms de la poésie et de la littérature romande, – comme à l’époque des salons littéraires au 18è siècle. Epoque grandiose de la pensée, le siècle des Lumières.

Mesdames, Messieurs,

Il ne tient qu’à nous de suivre ou de ne pas suivre l’exemple de ces personnages, illustres, généreux, avant-gardistes et surtout libres, dans la gestion et la transformation des entités et structures qui sont sous notre responsabilité, et finalement dans la transformation de notre société.

Mes sincères et cordiaux remerciements à vous toutes et à vous tous : Fondations, commissaires, l’équipe du MJV, public et amis.

Merci !


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